Base hauturière

Projet de base hauturière

PlanAmenag

En 1981, l'Académie des Sciences d'Outre-mer émit le vœu que l'atoll soit doté d'une vie économique propre. C'est dans ce but que, le 13 octobre 1986, une convention portant occupation du domaine public de Clipperton a été conclue entre le Haut-commissaire de la République en Polynésie française, représentant de l'Etat, et la Société d'étude, développement et exploitation de l'îlot Clipperton (SEDEIC), en vue de l'établissement et de l'exploitation d'une base de pêche permanente à Clipperton. Compte tenu des contraintes économiques, liées à l'éloignement et à l'exiguïté de l'atoll, aucune réalisation n'a été entreprise, en dehors d'études, pour concrétiser ce projet. Ce projet a été abandonné.

Le Projet NIWES

Le projet de la SEIDEC (Société d'Etudes, Développement et Exploitation de l'îlot Clipperton) de Norbert NIWES est le programme d'aménagement le plus ambitieux jamais envisagé et aussi proche d'aboutir à Clipperton. Déjà en 1983, Niwes proposait, dans son Avant-projet daté du 15/09/1983, d'être "le pionnier d'une colonie de repeuplement de l'île oeuvrant à la mise en valeur de ce territoire". Ingénieur ayant travaillé dans l'industrie offshore, Niwes avait bien compris tous les enjeux et les intérêts que représentait La Passion. 

Norbert Niwes fit réaliser par le CERBOM (Centre d'Etudes et de Recherches de Biologie et d'Océanographie Médicale) une étude d'impact sur l'environnement du projet d'installation permanente et notamment de la création d'une base de pêche hauturière. L'étude, dirigée par M. Aubert et P. Revillon, se base essentiellement sur les travaux de Ehrhardt et Niaussat et porte principalement sur le lagon, la faune et la flore terrestres. Elle conclue à un impact environnemental faible d'une base permanente de pêche. Le projet de réouverture d'une passe était déjà considéré comme pouvant amener une "étude passionnante" d'un lagon en train de renaître.

En outre, le projet Niwes prévoyait l'installation d'une balise orbitographique pour le compte du CNES et en liaison avec l'IGN, celle d'une radio-balise, outil d'aide à la navigation, l'implantation d'un marégraphe et d'un sismographe, ainsi qu'une station météo.

Malgré l'intérêt de ce projet et malgré tous les contacts pris et les collaborations recherchées (1), les réponses ne furent pas à la hauteur des attentes et les retombées directes et indirectes pour la France de ce projet économico-scientifique semble ne pas avoir été compris. Il ne vit ainsi jamais le jour.

(1) Parmi les contacts pris par N. Niwes : ORSTOM, IFREMER, CNRS, BRGM, TOTAL, ESSO, ELF, Crédit Mutuel, COMEX, Phares et balises, Navigation aérienne, INSU, Météo France, armateurs français, armateurs US, Marine Nationale, etc.

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